Paul Hoffmann, alias Oxymore


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G. Courbet








Juste un poème
Pour celle qui aime
La tension de l’espérance
Avant de trouver la délivrance…


Sexe mutin

Terrible citadelle aux éclats éternels
Le regard illuminé de tes pupilles
Dilatées et le pourpre de tes lèvres scintillent
Pour mon cœur attiré par tes sombres ruelles.

A l’invitation répond mon ardeur effrénée
Pour conquérir de mes assauts ton sexe mutin
A la raison s’oppose mes élans passionnés.

Isolée dans ton donjon imprenable
Tu te pâmes avec délices, ténébreuse femme.
Attachée, pieds et poings liés, à moi corps et âme
Tu cherches dans mes yeux une fin improbable.

Enchaîner tour à tour tous tes plus beaux attraits
Pour exciter sans cesse ton sexe mutin
Exhibé sans pudeur et offert sans regret.

Emportées par cette attente insoutenable
Tes sens réclament des caresses toujours plus poussées…
Je t’observe avec envie dans les draps froissés
Prêt à te rendre un hommage si coupable.

Les coups répétés rythment tes soupirs déliés
Pour marquer de mon amour ton sexe mutin
La flamme ravivée couvre tes seins hâlés.

A bout de souffle, épuisés par ces rituels
Solennels et audacieux qui élèvent nos âmes
Vers les cieux pour trouver l’extase et le charme,
Nos corps bouleversés restent à jamais fidèles…





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