Paul Hoffmann, alias Oxymore


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renaissance








Renaissance


Non, je ne veux plus poser de liens…

Après avoir atteint l’âge moyen
De ma vie, j’attends la renaissance
Qui ravivera l’insouciance
D’être serein dans des rêves païens.

Les ténèbres, à l’ère des lumières,
Semblent toujours plus profondes et obscures
Et pourtant, j’aime respirer l’air pur
Et vicié de ces gouffres de pierre.

C’est là que vagabonde mon âme
En quête de vérité et d’amour,
D’absolu, d’abandon chaque jour
A l’éclat flamboyant d’une dame.

Dois je me perdre pour me retrouver ?
J’ai joui de ces douloureux soupirs
Jaillis de gorges gonflées de plaisirs…
A présent, je ne veux plus entraver

De femme au fil de mon existence,
Aussi docile soit elle, plus de leurre,
Non, je veux vivre le bonheur
De son ardeur, de sa violence;

Et, dans la flamme de tes yeux divins
Me consumer d’extase et de folie
Avant de tout te céder avec envie
Toi, la maîtresse qui me grise sans fin.

Liberté de ne plus s’appartenir,
Se soumettre pour mieux renaître,
Exister sans se soucier de paraître,
Etre pour satisfaire tes désirs…

Oui, je veux lier mon destin au tien…




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