Paul Hoffmann, alias Oxymore


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paix




















Paix


Dans la clairière de lumière,
Seul le silence berce mes sens.

Elle, endormie sur son lit
De verdure, pâle lueur
D’une âme offerte au bonheur
Et aux envies de la vie.

Dans la clairière de lumière,
Seul le silence berce mes sens.

Je la regarde et je prie.
Corps tordu par la douleur,
Brisé par la lutte. Sans peur,
Sans me voir, elle me sourit.

Dans la clairière de lumière,
Seul le silence berce mes sens.

Après les pleurs et les cris,
L’apaisement de son cœur
Unique besoin de douceur,
Un dernier baiser, sans vie.

Dans la clairière de lumière,
Seul le silence berce mes sens.

Moi, je l’aime et je l’envie.
Son repos me fait horreur;
Car le souffle du malheur
L’a emportée dans la nuit.

Dans la clairière de lumière,
Seul le silence berce mes sens.


A cette balade dans les gorges du Verdon où nous avions trouvé, dans un pré baigné de lumière, un havre de paix, de douceur et de silence. Figés là, dans cet été, nous avions une fois encore cru à une éternité pour nous aimer.




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