Paul Hoffmann, alias Oxymore


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Rodin









La nuit des soupirs


Je te rêve, ma douce, soudée sans crainte à mon corps,
Eprise de mes caresses sur ta poitrine gonflée
Et prise par l’ivresse de mes coups répétés;
Pas de trêve pour les frissons quand le désir est si fort.


J’entends le léger murmure des râles qui résonnent
Sur tes lèvres humides, assoiffées de mes baisers
Et surprises par l’onde de nos frissons partagés;
Pas le temps de s’épancher quand nos cœurs frissonnent.


Ta chair tendre et délicieuse s’est laissée châtier.
Délivrée, elle s’est donnée; ta fente s’est ouverte,
Dominée par de profonds soupirs; Liberté


Des sens, essence de la vie, tu t’es offerte,
Complice de nos envies, sans pudeur; ô désirs
De te blottir, de ne faire qu’un, ivres de plaisir.





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