Paul Hoffmann, alias Oxymore


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nocturne




















Nocturne


Suspendues au firmament les étoiles parlent
Dans ces nuits d’errance bercées par le silence
Un langage simple qui honore sa présence.
J’entends encore ce léger murmure et ces râles…

Le vent gonfle les voiles et caresse les cœurs
Perdus dans ces champs lumineux pleins de doutes
Tortueux chemins pour trouver enfin sa route.
Je sens encore ce souffle haletant qui se meurt…

Les collines et les bois à l’horizon dessinent
Leurs contours obscurs et pourtant si accueillants
Que la solitude embrasse avec tant d’élans.
Je vois encore cette silhouette si féline…

La terre généreuse libère sa chaleur d’été
Ce soir chargé d’odeurs fraîches et apaisantes
Et guide mes pas vers un au-delà rassurant.
Je respire encore ce parfum familier…

Les astres éternels ne brillent plus de désir
Pâles lueurs d’une plénitude retrouvée
Las emporté dans le noir de ce soir d’été.
C’est bien triste je n’ai plus que des souvenirs…




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