Paul Hoffmann, alias Oxymore


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Lueur de lune


A la lueur de la lune qui pleure sa pâleur
Sur mon cœur éprouvé la terre grosse de soucis
Accouche la chaleur nourricière de la vie
Tandis que des voiles brumeuses écument leur douleur

Dans le creux de ses reins pleins de cette douceur
Amer généreuse qui m’enivre et qui me tient
La nuit profonde attend les plaisirs du matin
Pour s’offrir sans périr à jamais du bonheur

Là dans les ténèbres où jaillit un doux murmure
Certains se perdent et d’autres se trouvent enfin
A satisfaire sans fin le désir et la faim
Qui les dévorent ces champs éternels et obscurs

Couverts par des ombres aux insondables figures
Les mondes ouvrent leur immensité aux envies
De voir renaître un jour cet astre qui reluit
Pour les yeux des amants éblouis et impurs




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