Paul Hoffmann, alias Oxymore


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lereve


















Le rêve


Mes pensées insensées
Se posent sur tes seins
Et caressent tes reins
De mes baisers enflammés

Cet aveu vaporeux
Comme un parfum d’envie
Scintille dans ma vie
De ses feux ténébreux

Quand du bout des lèvres
Avec foi en ta loi
Je bois avec émoi
L’aigreur de ta fièvre

Sans cesse l’ivresse
Asservit et mes sens
Et mon insouciance
De son allégresse

Le goût de ta bouche
Aux relents indécents
Tempère mes tourments
Debout sur ta couche

Ma main dessine sans fin
Le contour de ton corps
Aux courbes que je dévore
D’une faim à dessein

Oui je baise et tu jouis
Oh douceur de ton cœur
A l’heure de sa langueur
Qui à l’aise me réjouit

Comme sonne l’espoir
D’un lien éternel
De l’union charnelle
Il suffit d’y croire




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