Paul Hoffmann, alias Oxymore


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horizons








Horizons désertiques


Pleins de rien et vides de tout
Les lointains arides fuient partout.

Comment vivre dans ce vaste néant
Quand la flamme trop ardente
Du soleil rend étouffante
L’atmosphère de ces vils tourments ?

Suffoquant, le souffle du vent
Soulève les grains exaltés
Du désert dans l’air épuisé
Et lance sa piqûre aux vivants.

Ici bas, terre et poussière d’antan
Exposées aux intempéries
Erodées jusqu’à l’infini
Nous imposent un triste présent.

La pluie s’abat comme un torrent
Sans pénétrer ce sol stérile
Au cœur d’une vie en péril
Où ruissellent les larmes du temps.

Tous les éléments se déchaînent
Sans libérer mon existence
Inerte du lien de ses chaînes…




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