Paul Hoffmann, alias Oxymore


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G. Courbet







Hoffmann


Mon ami, pourquoi rêver une vie sans ennui
Où Stella restera à jamais la vaine
Espérance d’un homme naïf à l’âme en berne ?
Alors, jouis de tes éthyliques envies…

Ecoute le doux murmure des soupirs qui s’élèvent
Jusqu’à toi et nourrissent ton esprit de leur sève…

Avec sa voix légère, Olympia égrène
Les airs juvéniles d’un cœur qui frissonne d’amour
La poupée docile aux yeux d’émail un beau jour
A illuminé ton regard hagard de peine.

Oublie la jeune fille et son monde factice
Pour goûter le plaisir d’une habile tentatrice…

Fugitive beauté livrant l’ivresse à l’amour,
Giulietta séduit avec légèreté
Et inconstance. Toute vouée à la volupté,
Au diamant, elle livre ton reflet sans détour…

Fuis la courtisane qui, avec avidité,
Trahit ses charmes et badine sans se soucier…

Antonia appelle de sa voix son bien-aimé;
Prête à s’abandonner, enchaînée à l’amour
Et au devoir, la future épouse pour toujours
Renonce pourtant à sacrifier ses belles années !

L’orgueilleuse ne mérite pas toutes tes attentions
Ferme ton cœur à ces odieuses émotions !

Artiste, jeune fille ou courtisane, cette femme
Brise ta sensibilité; l’Homme n’est plus,
Renaît Poète et fie toi à celle qui fut
Et qui restera ta plus fidèle compagne.


La Muse t’offre son éternel amour, Hoffmann…




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