Paul Hoffmann, alias Oxymore


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harmonie
















Harmonie


Comme une symphonie d’où jaillit l’harmonie
Le murmure sonore du vent dans les ramures
Jette son air bienfaisant sans aucune censure
Pour enivrer l’âme d’une sainte mélodie

Le rythme incessant des vagues sur la grève
Quand le pas lent du promeneur foule l’écume
Des jours passés balance une note d’amertume
Liée à son originelle et maternelle sève

De sa gorge chantant de vaines espérances
A la mesure de nos inquiétudes futures
Nous gardons la chaleur d’horizons plus surs
Bercés par les battements de sa présence

Nous ramenant à notre plus tendre enfance
Tout en projetant à dessein dans des temps lointains
L’écho sonnant de cette danse à quatre mains
Les accords majeurs mettent en transes notre existence

N’entendant que du bruit là où vit du génie
J’envie le musicien qui voit la musique
Sur une page blanche silence mystique
Où les croches chantent andante dans son esprit.





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