Paul Hoffmann, alias Oxymore


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delivrance








Merci à celle qui m’a donné
Le goût des futilités…



Délivrance


La vie est un poison amer et enivrant
Qui coule dans nos veines jusqu’au cœur de l’ennui;
Son fiel tue sans détour de ses douces mélodies
Les serviteurs zélés d’un bonheur ignorant.

Les horizons rougis par la vivacité
De jours meilleurs attendent au crépuscule leur deuil
Comme le sang épais qui se fige sur le seuil
De la mort dans la noirceur de sa destinée.

Où sont les belles années d’une longue existence
Sinon dans les regrets de vaines espérances…
Toujours craignant le néant plus que la douleur

L’Homme compte les coups sûrs du temps qui sonne son heure;
Attaché à la postérité ou lié
A la félicité, il fuit l’éternité.




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