Paul Hoffmann, alias Oxymore


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clairlune








Au clair de lune


Les pas lourds et pesants du promeneur
S’enfoncent, las, dans les sables mouvants,
Laissant la trace légère des tourments
Quand ses pieds foulent l’écume qui se meurt.

Des cieux descendent en gerbe d’argent
Ses rêves évanouis; il pleut sur le port.
Tous les bateaux amarrés bord à bord
Chantent avec le vent un air de serment.

La mélodie des amants esseulés
Au creux d’une vague évanescente
S’essouffle dans une vie absente…
Sur l’onde finissante et fatiguée

Il espère encore trouver le bonheur !
Lui, au visage luisant sous la pluie,
Marqué par les fers, les intempéries,
Est-il toujours là, rêvant dans nos cœurs ?






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